Jeudi 21 janvier de 18:30 à 20:00, des experts présenteront le projet de pool d’entreprises régionales et de supporters actionnaires destiné à monter au capital du FC Nantes au moment du prochain changement d’actionnaire de référence.

Le projet sera présenté dans toutes ses dimensions, à la fois organisationnelles et juridiques. Le projet de levée de fonds auprès des supporters, par l’intermédiaire de la Société par Actions Simplifiée A la nantaise, ainsi que le montage global intégrant les entreprises régionales, seront exposés. Mais surtout, il sera démontré à quel point ce projet peut être bénéfique pour l’avenir du FC Nantes.

Visioconférence à retrouver dès 18:30 sur la page Facebook de l’association A la nantaise.

Le nouveau président de l’association A la nantaise (Eric Swidurski, chef d’entreprise) et le nouveau vice-président (Jean-Pierre Clavier, professeur des facultés de droit), accompagnés de l’avocat de l’association Frédéric Allaire, ont tenu ce lundi 11 janvier 2020 une conférence de presse.

Le conseil d’administration de l’association, réuni vendredi dernier, a défini la feuille de route d’A la nantaise pour 2021 : créer un consensus politique puis provoquer un élan économique pour un projet de pool.

Créer un consensus politique

Le péché originel du FC Nantes remonte à 2001, lorsque la Ville de Nantes a organisé la cession de l’intégralité du capital du FC Nantes à un unique investisseur, extérieur au territoire. Vingt ans plus tard, il est impératif d’acter un nouvelle orientation politique. Nous saluons le fait que la nouvelle majorité nantaise a inscrit dans son programme électoral le soutien à toute initiative en faveur de l’actionnariat populaire (engagement 50). Aucune autre collectivité en France n’est allée aussi loin dans les engagements, place aux actes ! Un pool fédérant les supporters actionnaires et les entreprises régionales est une solution d’avenir qu’il faut expérimenter à Nantes, en s’inspirant des réussites en Allemagne, Espagne, Angleterre… L’engagement 50 de la majorité doit être concrétisé dès maintenant : notre association qui a reçu l’agrément du ministère des sports demande de signer avec Nantes Métropole une convention ayant pour objet la constitution d’un pool fédérant les acteurs du territoire (entreprises régionales et supporters actionnaires).

Ce projet nécessite des soutiens : l’association A la nantaise a donc écrit aux élus du territoire pour créer un comité de parrainage politique. De premières confirmations nous sont parvenues, de la part d’élus de toutes sensibilités, de Saint-Nazaire jusqu’en Vendée. Le rôle des élus métropolitains sera déterminant : propriétaire du stade de la Beaujoire, Nantes Métropole peut exiger qu’a minima une partie du capital du FC Nantes soit détenue par les acteurs du territoire au moment du changement d’actionnaire de référence.

Samedi prochain marquera les 100 ans de la naissance du fondateur du jeu collectif à la nantaise, José Arribas. Nous demandons à Johanna Rolland de s’exprimer à cette occasion, non pas simplement pour rendre hommage à celui qui a tant contribué au rayonnement de notre ville, mais surtout pour évoquer l’avenir du FC Nantes : le projet de gouvernance collective, le respect de l’engagement 50 et le futur conventionnement avec A la nantaise.

Provoquer un élan économique

L’association A la nantaise est déterminée à aller au contact du monde de l’entreprise dès ce début d’année. Auditions, montage juridique, business plan… C’est l’heure de la mobilisation générale car nous devons être prêts au moment de la prochaine cession.

Les supporters doivent aussi se mobiliser. A la nantaise a créé une Société par Actions Simplifiée pour organiser une première levée de fonds. A hauteur de 100 euros (ou 50 euros pour les étudiants et les demandeurs d’emploi), plus de 500 supporters y ont déjà contribué, malgré les faibles moyens de notre association de bénévoles. Dans le cadre d’un conventionnement avec la Métropole, les outils de communication de la collectivité permettront à coup sûr de mobiliser de manière spectaculaire. En attendant, nous appelons tous les amoureux du FC Nantes à se rendre sur le site d’A la nantaise pour rejoindre les 500 premiers « Canaris en action ».

Pour présenter concrètement les avancées du projet de pool, A la nantaise organise une grande visioconférence le 21 janvier 2020 à partir de 18 heures.

Estimez-vous que le recours de Waldemar Kita soit infondé ?

La conclusion d’un contrat est un acte qui nécessite un investissement parfois très important dans le contexte d’incertitudes inhérentes aux négociations d’avant-contrat. Le recours en responsabilité évoqué par Waldemar Kita à l’encontre de Nantes Métropole pour rupture unilatérale des négociations appelle plusieurs observations dont on peut déduire qu’il serait pour le moins imprudent de considérer qu’il est voué à l’échec (raison sans doute pour laquelle il n’a pas été fait état par Nantes Métropole de la requête du 22 janvier dernier en dépit de ses incidences).

    1° En premier lieu, le Conseil d’Etat dans un arrêt de principe récent, est venu sanctionner les ruptures des pourparlers pour préserver les parties à la négociation des comportements fantasques pendant celle-ci. Le recours en responsabilité ne saurait être considéré, à ce titre, comme infondé.
    2° En deuxième lieu, la question à laquelle devront répondre les juges est de savoir si un des motifs de la rupture des négociations était constitutif d’un risque que les porteurs de projet devaient assumer. Pour y répondre, il faut assurément considérer que Nantes Métropole est exposée à voir sa responsabilité doublement engagée pour l’abandon du projet Yellopark d’une part, et celui de double stade d’autre part (on peut imaginer que plusieurs requêtes puissent avoir été introduites). Il faut clairement distinguer ces deux projets, ne serait-ce que parce que l’objet du protocole, précisé à l’article 2, était de préparer la cession de 22 hectares et du stade de la Beaujoire suivant le plan annexé au contrat alors que le second projet ne portait que sur la cession de 9 hectares sans cession du stade comme le précisait la délibération de principe votée par le Conseil métropolitain du 7 décembre 2018. On notera que la présidente de Nantes Métropole présente le second, elle-même, comme un nouveau projet : voir la vidéo.

    Pour l’abandon du projet Yellopark, la question de la responsabilité de Nantes Métropole devra être appréciée en considération des termes du protocole d’accord du projet de cession du site de la Beaujoire du 1er décembre 2017. On pourra faire d’emblée deux observations. En premier lieu, le juge devra apprécier si les motifs de l’abandon du projet relèvent des motifs visés par le protocole pour lesquels la caducité du projet n’emporte pas la responsabilité de Nantes Métropole. A ce stade, on peut en douter puisque le protocole ne prévoyait pas que l’abandon puisse relever d’un choix discrétionnaire de la Métropole (voir la vidéo). En second lieu, comme le rappelle l’article 4 du protocole, le juge devra rechercher si les parties ont agi de bonne foi.

    Pour l’abandon du projet de cession de 9 hectares sans le stade, faute de protocole, le juge devra rechercher si le comportement de Nantes Métropole est constitutif d’une faute et notamment si une mesure d’instruction judiciaire pouvait constituer un motif valable de rupture unilatérale des négociations.

    Le recours en responsabilité ne saurait être considéré, à ces titres, comme mal-fondé.

    3° Enfin, il reviendra au juge d’apprécier le montant du préjudice des requérants en fonction des pièces présentées par ceux-ci. Eu égard à l’ampleur des deux projets, on peut supposer que le montant du préjudice financier serait particulièrement élevé pour les contribuables de la Métropole nantaise.

La vie sans FC Nantes, c’est comment ? – Episode 3

3 questions à Laurent Messager, patron du café La Perle

Siège d’A la nantaise depuis la création de l’association en 2010, le café La Perle est un rendez-vous incontournable des supporters du FC Nantes. Avec le coeur sur la main, Lolo anime depuis près de 30 ans ce haut lieu de Nantes, poumon du football populaire.

La saison du FCN est terminée, le prochain championnat débutera avec de probables huis clos tandis que les bistrots restent fermés jusqu’à nouvel ordre… Comment vis-tu la situation ?

On ne peut pas en parler sans que cela ne sorte du cœur et des tripes. Etre supporter, c’est vouloir vivre une émotion collective. C’est aller au stade pour retrouver ses amis avant le match, puis faire la fête avec eux après la rencontre. Quand tu es supporter, tu vis avec ton club tous les jours, et cela ne se vit pas de manière solitaire à travers un écran. Un match à huis clos passe à côté de ce petit truc essentiel : l’humanité.

On ressent dans la ville un vrai besoin de convivialité. L’impossibilité de se rendre dans des lieux comme la Perle est ressentie par beaucoup comme une vraie souffrance…

Les embrassades, les rigolades et la fraternité manquent terriblement. Les gens veulent pouvoir se voir, être ensemble, tout simplement. L’inquiétude est forte, tout un chacun se demande si l’on pourra retrouver ces ambiances que l’on aime tant. Il faudra en tout état de cause se donner les moyens de retrouver la mixité et le lien social. On n’a pas la capacité de faire sans.

On ressent aussi un vrai mouvement de solidarité vis-à-vis des bars nantais…

Tous ces petits lieux de culture totalement indispensables, tous ces endroits qui mettent les gens en relation vivent aujourd’hui une situation catastrophique. Le risque de disparition est particulièrement élevé. Les Nantais en ont conscience et des groupes se mobilisent de manière très active sur les réseaux sociaux. Je suis très touché par tous ces gestes et tous ces messages de soutien. Des initiatives qui vont nous obliger à aller sans retour jusqu’au plaisir. Et qui vont permettre à la Perle de continuer à exprimer à cent pour cent sa vocation sociale !

Pour faire un don à La Perle grâce à la cagnotte en ligne sur Helloasso : CLIQUEZ ICI

3 questions à M. Philippe Briand, Professeur de droit privé à la Faculté de droit de Nantes

Les abonnés privés des 5 derniers matchs à domicile peuvent-ils prétendre au remboursement d’une partie de leur abonnement ?

Les abonnés ont payé pour assister à 19 matchs. L’interdiction faite aux clubs de recevoir du public avant la fin de la saison place les abonnés dans l’impossibilité de jouir d’un droit dont ils avaient par avance acquitté le prix. On peut comprendre qu’ils soient tentés de demander le remboursement d’une partie de leur paiement. On observera que le club ne commet ici aucune faute. S’il n’exécute pas ses obligations envers les abonnés, c’est en raison d’une interdiction administrative qui s’impose à lui. Juridiquement, l’empêchement relève de la force majeure. Il faut alors raisonner en deux temps :

    – D’abord, s’en remettre aux clauses du contrat qui régit la relation entre le club et ses abonnés, à savoir – sous réserve qu’elles aient été acceptées par l’abonné – les conditions générales de vente. Très souvent, les conditions générales de vente font supporter au client la charge des conséquences de la force majeure.
    – Ce n’est que si les CGV ne prévoient rien qu’on se reportera aux dispositions du Code civil. La règle est alors que l’empêchement résultant de la force majeure libère les parties de leurs obligations. L’organisateur est libéré de son obligation de fournir le spectacle promis tandis que le spectateur est libéré de son obligation de paiement. Il en résulte que s’il a payé par avance, il peut logiquement demander à être remboursé de son paiement au prorata des matchs annulés.

Le club pourrait-il s’opposer au remboursement en prétextant des difficultés financières importantes ?

Les pertes subies par les clubs à la suite de l’annulation des matchs sont considérables. Certains clubs se trouvent dans l’incapacité financière de rembourser leurs abonnés. C’est la raison pour laquelle plusieurs d’entre eux en appellent à la solidarité de leurs supporters et demandent à ceux qui le peuvent de renoncer à leur droit au remboursement. Mais ils ne peuvent pas les y contraindre.
En droit, les difficultés financières ne sont pas une circonstance libératoire pour le débiteur. On conçoit mal qu’un débiteur puisse être matériellement empêché de payer ce qu’il doit. La Cour de cassation a d’ailleurs eu l’occasion de rappeler que le débiteur d’une obligation contractuelle de somme d’argent ne peut s’exonérer de cette obligation en invoquant un cas de force majeure.

Certes, on observe, dans la jurisprudence, quelques cas dans lesquels un juge a considéré qu’un paiement pouvait être empêché par la force majeure mais ce n’est guère imaginable lorsque les sommes sont dues à titre de remboursement d’un encaissement injustifié.

Un club pourrait-il se contenter d’accorder un avoir sur l’abonnement à la saison prochaine ?

A supposer que le remboursement partiel du prix des abonnements soit dû, l’une des manières d’atténuer les difficultés de trésorerie que connaissent les clubs est de compenser, à due concurrence, le prix à percevoir sur l’abonnement de la saison prochaine avec le montant des sommes à rembourser au titre de la saison qui s’achève. Encore faut-il que cet aménagement soit convenu entre les parties. Si le mécanisme de report du prix sur un autre match peut être prévu par les conditions générales de vente en cas d’annulation d’un match isolé, il est beaucoup plus délicat de l’envisager pour un abonnement. On ne peut en effet imposer à quiconque de se réabonner à la saison suivante. Le mécanisme ne peut alors fonctionner que sur la base du volontariat.
Le gouvernement n’a pas prévu de solution semblable à celle qui fut mise en place par l’ordonnance n° 2020-315 du 25 mars 2020, au profit des organisateurs de voyages et de séjours annulés en raison de la crise sanitaire. Ce texte prévoit expressément la possibilité pour l’organisateur ou le détaillant de proposer, à la place du remboursement des paiements effectués, un avoir valable pendant une durée de dix-huit mois. Ce n’est qu’à défaut de souscription d’une nouvelle prestation que le remboursement sera dû. A l’évidence, les agences de voyages ont su, mieux que les clubs de football, attendrir nos gouvernants.

Edit interview du 21 mai 2020 suite à l’ordonnance du 7 mai 2020

L’ordonnance n° 2020-538 du 7 mai 2020 relative aux conditions financières de résolution de certains contrats en cas de force majeure dans les secteurs de la culture et du sport rend partiellement caduque l’analyse exposée précédemment. En effet, le gouvernement vient de mettre en place, au profit des titulaires de droits d’accès à des manifestations sportives annulées depuis le 12 mars 2020, une procédure très proche de celle qui avait été imaginée en cas d’annulation de voyages (évoquée à la question n°3).

L’ordonnance prévoit que les contrats de vente de billets ainsi que les contrats d’abonnement concernant des manifestations sportives annulées peuvent être résolus. Il suffit de notifier cette résolution avant le 15 septembre 2020. Dans ce cas, l’organisateur de la manifestation sportive a la possibilité de proposer un avoir, en lieu et place du remboursement de toute somme versée au titre des matchs annulés. Lorsque un avoir est ainsi proposé, le client en est informé au plus tard 30 jours après la résolution du contrat. L’information qui lui est donnée précise le montant de l’avoir ainsi que les conditions de délai et de durée de validité. L’exploitant dispose alors d’un délai de 3 mois (à compter de la date de notification de la résolution) pour proposer une nouvelle prestation (de même nature, de même catégorie, et au même prix) permettant l’utilisation de l’avoir. La proposition précise la durée pendant laquelle le client peut l’accepter. Cette durée ne peut être supérieure à dix-huit mois à compter de la réception de la proposition. Par exemple, si l’avoir correspond au remboursement à un abonné des 5 derniers matchs de la saison achevée, son montant pourra s’imputer sur les sommes à verser au titre de l’abonnement à la saison prochaine. Si le client n’accepte pas la proposition qui lui est faite, le club devra lui rembourser l’intégralité des paiements effectués au titre des matchs annulés.

3 questions à Jean-Yves Hamon, président de l’association des commerçants ambulants de la Beaujoire

Quand on est supporter du FC Nantes, c’est un savoureux passage obligé. L’odeur émanant de leurs stands appartient au patrimoine populaire local et a forgé notre sentiment d’appartenance. Au coude à coude, avec l’écharpe jaune et verte nouée autour du cou, on adore leur commander une belle barquette et un super Muscadet. En attendant la reprise de ce précieux rituel, partons aux nouvelles de nos chers commerçants ambulants.

Le dernier match à la Beaujoire remonte au 1er mars, avec la réception de Lille. Le match contre Nîmes, prévu le 14 mars, a été annulé au dernier moment. Comment avez-vous vécu cette situation ?

Nous avons beaucoup échangé entre nous. Bien entendu, nous comprenons parfaitement que la crise sanitaire ait provoqué la suspension des rassemblements publics. Nous avons une pensée solidaire pour les personnels soignants, et pour tous ceux qui ont perdu des proches. De nombreuses personnes voient leur activité professionnelle douloureusement bouleversée par la crise et nous en faisons hélas partie. L’annonce brutale de l’arrêt du championnat a été un choc, aucun d’entre nous n’a pu l’anticiper.

Les autorités du football ont annoncé que la saison 2019-2020 ne reprendra pas. Au plus tôt, les supporters nantais ne pourront reprendre le chemin de la Beaujoire qu’à partir de septembre. Parvenez-vous à vous projeter malgré tout ?

C’est l’incertitude qui prédomine et cela provoque énormément de difficultés. Pour certains d’entre nous, il s’agit de l’unique activité professionnelle. L’arrêt des matchs s’ajoute à l’arrêt des festivals et de tous les rassemblements auxquels une partie d’entre nous participe habituellement. Nous sommes tiraillés entre la crainte que cette situation perdure encore de très longs mois et l’espoir d’apprendre la disparition imminente du virus. En tout état de cause, s’il y a de nouvelles normes et un protocole à respecter, nous saurons nous organiser.

Pour les supporters, le temps va être long et vous allez nous manquer, vous en avez sûrement conscience…

Depuis la grande époque du stade Marcel-Saupin, nous sommes partie prenante du folklore populaire. Les supporters aiment se rassembler autour de nos stands pour un moment de partage. Cet espace de convivialité, animé par des indépendants, est unique en France et nous savons que les Nantais y sont très attachés. Nous avons l’espoir de retrouver très vite notre public, dont il faut saluer la capacité à supporter le FC Nantes en toutes circonstances. Tôt ou tard, nous savons qu’ils seront à nouveau au rendez-vous.

Bilan du financement participatif

Au lendemain de la disparition de notre héros du jeu collectif, l’association A la nantaise a mis en place un financement participatif afin de réaliser et ériger à Nantes une statue de notre capitaine légendaire. Très vite, le cap des 250 contributeurs a permis de récolter plus de 6000 euros. Grâce à la remise d’un chèque de 500 euros par les commerçants ambulants de la Beaujoire, le cap des 6500 euros a été franchi. Ce bilan particulièrement positif est encore temporaire : les avancées à venir permettront de lancer une autre campagne afin de récolter de nouvelles contributions, dans l’objectif de produire l’oeuvre la plus qualitative possible.

Un tournoi prestigieux pour promouvoir le projet

Le 29 juin dernier au Palais des Sports de Beaulieu, A la nantaise a organisé un tournoi de futsal avec quatre sélections symbolisant la fabuleuse carrière d’Henri Michel : le FC Nantes (avec Michaël Landreau, Eric Carrière…), la France (avec Zinédine Zidane, Grégory Coupet…), le Maroc (Nourredine Naybet, Abdeslam Ouaddou…) et la Côte d’Ivoire (Kader Keita, Didier Drogba…). Les nombreux admirateurs d’Henri, sa famille et ses amis (Jean Tigana, Luis Fernandez, Lolo Amisse, Vahid Halilhodžić, Max Bossis…) ont contribué collectivement à la réussite de ce vibrant hommage.

Engagement unanime des candidats à la mairie de Nantes

A l’occasion d’un événement public organisé par A la nantaise le 11 décembre dernier aux salons Mauduit, les principales candidates à la mairie de Nantes (Laurence Garnier de LR, Julie Laernoes d’EELV, Valérie Oppelt de LREM et Johanna Rolland du PS) ont déclaré par oral et par écrit que le projet de statue d’Henri Michel fait partie de leurs engagements.

A l’issue des élections municipales (repoussées en raison de la pandémie), A la nantaise sollicitera la future équipe en place afin de concrétiser le projet. Un groupe de travail, incluant en premier lieu la famille d’Henri Michel, aura vocation à définir la forme de l’oeuvre, son auteur ainsi que l’emplacement précis.

Contribuez à la réalisation du projet !

Possibilité de payer via paypal (système sécurisé sans nécessité d’inscription) ci-dessous ou chèque (à l’ordre d’A la nantaise, Association A la nantaise – BP 40219 – 44002 Nantes cedex 1).

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Pour toute question sur les avancées du projet : info@alanantaise.fr

Le président de notre association a été sollicité pour figurer sur une liste électorale dans le cadre des élections municipales à Nantes. Après en avoir informé les membres du bureau de l’association, il a décidé d’accepter cette proposition.

Dans ces conditions et en application des statuts de l’association, le conseil d’administration se réunira prochainement. Il prendra les décisions permettant le fonctionnement de l’association A la nantaise, conformément à son objet.

Le bureau de l’association

L’association A la nantaise a récemment sollicité Nantes Métropole afin d’obtenir des documents relatifs au stade de la Beaujoire Louis Fonteneau et au centre de formation José Arribas. N’ayant pas obtenu de réponse un mois après nos demandes, nous avons saisi la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA) et avons par conséquent obtenu, in fine, certaines informations.

Face à cette récurrente absence de transparence de la part de Nantes Métropole, notre association déplore devoir systématiquement saisir la CADA pour obtenir des informations relatives à des biens publics.

1. Stade de la Beaujoire – Louis Fonteneau

Le 9 février 2019, A la nantaise avait écrit à Nantes Métropole pour obtenir le courrier par lequel la collectivité avait saisi France Domaines afin d’obtenir une estimation du montant des 9 hectares de foncier public destinés à être cédés à une société de M. Waldemar Kita dans le cadre du projet de « double stade », émergé suite à l’abandon du projet YelloPark. Sans réponse de Nantes Métropole, A la nantaise avait saisi la CADA un mois plus tard.

Ce courrier adressé par Nantes Métropole à France Domaines nous a été transmis. Il comporte des informations sur le projet de « double stade ». Notamment, nous apprenons que 43% de la surface de foncier public destiné à être vendu à une société de M. Waldemar Kita étaient en réalité consacrés à un programme immobilier dénommé « Le Village » : sur 3,9 hectares, cet espace comprenait une clinique privée (6 000 m²), des commerces sur des hauteurs de 6 à 8 mètres (6 000 m²), des bureaux (15 000 m²), des restaurants (2 000 m²) et un hôtel 4 étoiles de 200 chambres (10 000 m²). La présidente de la métropole, Johanna Rolland, avait pourtant indiqué, lors de la conférence de presse présentant le projet de « double stade » : « je le dis solennellement, il n’y aura pas de projet urbain ».

Ni le grand public, ni les élus de la collectivité n’avaient été informés par l’exécutif de Nantes Métropole de l’existence de ce projet de « Village » au moment du vote du principe de la cession du foncier de la Beaujoire lors du Conseil métropolitain de décembre 2018. Une majorité des élus métropolitains avaient ainsi voté en faveur du principe de la cession du terrain public en ne connaissant ni le montant de la vente, ni le nom de la société acheteuse, ni le contenu exact du projet.

2. Centre de formation José Arribas

Le 3 octobre 2019, A la nantaise a écrit à la présidente de Nantes Métropole pour obtenir le contrat d’occupation de la Jonelière ainsi que les échanges de courriers entre la Métropole et l’Architecte des Bâtiments de France afin de connaître les raisons du blocage concernant les aménagements nécessaires à la candidature du centre de formation à la catégorie prestige de la FFF.

a) le contrat d’occupation

Le contrat d’occupation du centre de formation nous a été transmis. Nous y apprenons que le loyer versé par le FC Nantes à la collectivité pour l’utilisation de l’équipement public et l’occupation des 14 hectares s’élève à 45 000 euros par an. Il a été diminué d’environ 20% en 2010.

A titre de comparaison, les commerçants ambulants du stade de la Beaujoire versent collectivement une redevance de 80 000 euros par an pour l’utilisation de l’espace attenant au stade les soirs de matchs du FCN.

Une diminution d’environ 20% de la part fixe du loyer avait également été accordée au FCN en 2010 concernant l’occupation du stade de la Beaujoire (137 000 euros par an). De manière encore plus surprenante, la part liée aux recettes du club avait quant à elle été supprimée.

La faiblesse du montant des loyers du stade et du centre de formation avait été notée dans un rapport de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) transmis à Johanna Rolland, en 2014. Ce rapport déplorait que la collectivité ne recueille pas les recettes correspondant aux avantages procurés : « les relations entre la Ville et le FCN ont ignoré la loi (…). Aussi bien le caractère forfaitaire que le montant de cette redevance dérogent aux prescriptions légales relatives à la propriété des personnes publiques et à la jurisprudence rendue en matière similaire ». Depuis 2014, les liens financiers entre la collectivité et le FCN n’ont pas été réexaminés, contrairement aux recommandations de la CRC.

b) échanges de courriers avec l’Architecte des Bâtiments de France

Ces documents ne nous ont pas été transmis. Pascal Bolo, en tant que vice-président de Nantes Métropole, nous indique : « Nantes Métropole a accompagné le FCN et rencontré l’Architecte des Bâtiments de France et les services de l’Etat mais il n’y a pas eu de courrier de saisine ».

A la nantaise s’étonne que la collectivité, pourtant propriétaire de l’équipement public, néglige ses responsabilités en ne jouant qu’un simple rôle d’accompagnateur au lieu d’être l’acteur qui saisit l’ABF et les services de l’Etat pour étudier et négocier au mieux la possibilité d’aménager le centre de formation de la Jonelière.

D’importants aménagements, parfois après quelques négociations, ont été possibles dans ce secteur au cours des dernières années (une nouvelle base nautique et le hall XXL de part et d’autre de l’Erdre, prochainement le CREPS sur 5 hectares ainsi qu’un parking-relais de 5 étages connecté à une future ligne de tramway). N’est-ce pas à Nantes Métropole d’être l’interlocuteur des services de l’Etat pour négocier au mieux ce dossier ? N’est-ce pas son rôle, par ailleurs, d’apporter tous les éclaircissements nécessaires aux citoyens ?

A la nantaise regrette l’absence totale de transparence et de concertation de la part de Nantes Métropole concernant l’évolution du centre de formation José Arribas, bien public auquel les Nantais sont particulièrement attachés.

contact presse : 06 11 66 58 47