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Double stade ? La réaction d’A la nantaise

Deux stades aux normes internationales côte à côte ? Nous demandons solennellement un moratoire aux élus de Nantes Métropole.

Les raisons cachées de la fin de YelloPark

Absence de mise en concurrence, biens publics (stade et foncier) bradés, non conformité avec les règles d’urbanisme, démolition d’un jeune édifice fonctionnel protégé par la propriété intellectuelle… Tous les clignotants étaient au rouge et nos juristes avaient fait savoir publiquement que YelloPark était une poudrière : l’opération, une fois validée par les élus, était condamnée à l’explosion, à un an et demi des élections municipales. Sous la pression du propriétaire du FC Nantes qui exige de la présidente de la Métropole qu’elle lui permette de bénéficier de sa propre enceinte, une alternative saugrenue a été improvisée : deux stades de même capacité se tiendraient face à face, sans justification sportive. La France entière rit aux éclats. Alors que la tendance, en Europe, est à la modernisation des équipements existants, le site de la Beaujoire comptera-t-il trois stades dans 35 ans… quatre stades dans 70 ans…

Double stade ? Le contribuable serait matraqué pour enrichir un acteur privé

« Le stade de la Beaujoire conservera une vocation sportive qui reste à définir », a-t-on appris vendredi. Du rugby ? Le Stade Nantais évolue en troisième division, devant moins de 2000 personnes. Les féminines du FC Nantes ? Le public se résume hélas à quelques centaines de passionnés. Le contribuable a aujourd’hui comme unique certitude que cette décision farfelue provoquera de nouvelles charges qu’il devra assumer. Au profit de qui ? Waldemar Kita, dans le journal L’Equipe du 19 octobre dernier, a lui-même résumé la situation : un nouveau stade lui permettra de créer de la valeur financière afin de réaliser une formidable plus-value au moment de la vente du FCN.

D’autres solutions existent et seront dévoilées le 21 novembre

Le stade de la Beaujoire est un édifice jeune (34 ans seulement), conçu pour être évolutif. Il est complètement absurde de comparer les coûts de sa modernisation à ceux du stade Geoffroy-Guichard à Saint-Etienne (un stade inauguré en 1931, avant Marcel-Saupin !) ou de la Meinau à Strasbourg (un stade qui n’a pas connu de réhabilitation à l’occasion de la coupe de football 1998 ou de rugby 2007, à l’inverse de la Beaujoire). Pour des sommes raisonnables, et grâce à des solutions ne demandant rien au contribuable (redéfinir les flux financiers entre le FCN et la collectivité, parmi tant d’autres solutions de bon sens), le stade de la Beaujoire peut sans difficulté satisfaire aux exigences du football du XXIe siècle. C’est ce qui sera démontré à l’occasion d’une